Les preuves formelles du pillage organisé par Faure Gnassingbé et ses amis

Aujourd'hui c'est ce peuple qui n'a plus un quelconque espoir en quoi que ce soit face à ces prébendiers qu'il a en lieu et place de gouvernement. Il est patent que le temps que réclamaient les fripouilles qui vivotent autour de l'usurpateur, c'était celui qui leur permettrait de s'engraisser aux dépends du Togo et du peuple.

Cela a été dit et répété par tous ceux dont la clairvoyance ont perçu le scénario qui se dessinait. Comment peut-on confier la gestion d'un pays et la conduite d'un peuple à des gens qui n'ont aucune once de sagesse ?
Le problème du Togo et d'une manière surfaitatoire du continent noir, réside dans cette lacune. Et les preuves sont là qui font apparaître que dans un pays où la misère et la pauvreté galopent à la vitesse de la lumière, on mobilise des milliards pour l'érection d'une présidence neuve, on dépense des milliards en célébrations ineptes...
Le système de Faure gnassingbé est aujourd'hui bien huilé car pendant ces trente derniers mois, ce monsieur et sa bande de copains d'enfance ont noyauté l'appareil étatique, le développement du pays étant le cadet de leurs soucis. La priorité est et reste de pouvoir continuer son usurpation à l'échéance de 2010. Pour ce faire il fallait s'assurer la maîtrise des finances et des circuits financiers du pays avec un dispositif dont la directrice des impôts est le nœud. Comment une directrice des impôts peut-elle avoir préséance sur son ministre de tutelle, si ce n'est que parce que comme il est susurré, elle serait la maîtresse de l'usurpateur ?

Et le temps passe et ce régime criminel, géniteur d'une fracture sociale imposée par Chirac et sa France en complicité avec la bande Tandia, Obasanjo et cie (nous Togolais leur souhaitons le meilleur et juste prix qui soit...) à travers la succession organisée d'Eyadema continue sa marche funèbre.
L'inflation a fini par avoir raison du peuple et face à la grogne du peuple Faure Gnassingbé a trouvé une parade dont certains syndicats et associations de la société civile se sont faits complices. Les marches de protestations avortées qui ont fini par avoir raison de la détermination du peuple et émoussé les ardeurs de la masse.
Pour finir c'est la fonction publique qui se retrouve aujourd'hui assommée d'un coup savamment donné. En effet les fonctionnaires togolais ont jubilé en apprenant que le gouvernement allait valider une nouvelle grille des indemnités mensuelles. La chute fut précipitée et douloureuse pour la majorité car en réalité ce dispositif ne concernait que les infiltrés du régimes au sein de l'administration.

Lesdites indemnités sont en fait des récompenses accordées par l'usurpateur et ses affidés à ceux qui leur servent de bras, de yeux et d'oreilles. En atteste les catégories de fonctionnaires concernées par la mesure. Ce sont en fait ceux qui hier pouvaient se servir dans les caisses de l'Etat et qui ne le peuvent plus aujourd'hui et ceux dont on devait acheter le silence. Et pour cause l'usurpateur a mis en place un système pour éviter que l'on se serve sans son consentement non pas pour les intérêts du Togo ni pour protéger les deniers publics. Non c'est une histoire d'égo.
Les indemnités sont attribuées comme suit :
-  100.000 FCFA pour la liste A (les directeurs de cabinet des ministres et secrétaire généraux, les préfets relevant du ministère de l'Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales),
-  50.000 pour la liste B (les chefs de cabinet de ministères, secrétaires d'Etat, d'Institution et sous-préfets relevant du ministère de l'Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales),
-  40.000 pour la liste C (les attachés, conseillers techniques, directeurs généraux de ministère et secrétaires généraux de préfectures relevant du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales),
-  30.000 pour la liste D (Les directeurs généraux adjoints et directeurs des ministères),
-  25.000 pour la liste E (les directeurs adjoints de ministères),
-  15.000 pour la liste F, (les chefs de division des ministères)
-  10.000 pour la liste G, (les chefs section, chefs secrétariat particulier de tous les ministères)
-  8.000 pour la liste H, (les chefs secrétariat particulier des directeurs de cabinet et secrétaires généraux)
-  6.000 pour la liste I (les chefs secrétariat particulier, directeurs généraux, directeurs généraux adjoints et directeurs de tous les ministères)
-  5000 pour la liste J (les chauffeurs des ministères et gardiens de nuit de tous les ministères)

L'usurpateur et ses affidés qui se targuent d'avoir défait et infligé une cuisante déroute à son demi-frère et ses hommes, viennent une fois de plus de démontrer qu'ils sont déterminés et organisés aux fins de conserver le pouvoir. Si nous ne sommes pas capables de contrer cela par une sérieuse organisation, le Togo a donc du souci à se faire.

Abalo B. Kpéouzim/togocity.com



Article ajouté le 2008-04-04 , consulté 329 fois

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