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LC le 05/09/2007 à 11:58:55
Scandale à la Fédération Togolaise de Football : Rock Gnassingbé fait sauter les serrures et emporte «ses» meubles
Alors qu’on le croyait définitivement sorti des dédales de la Fédération Togolaise de Football, le Lieutenant Colonel Rock Gnassingbé refait parler de lui. En effet, sur ses instructions, les portes du bureau qu’il occupait dans l’enceinte du Stade Omnisport de Lomé ont été fracturées le vendredi 03 août dernier et des effets qu’il disait lui appartenir en propre, emportés.
Selon les termes du constat d’Huissier dressé à sa requête par Me Mawuko Possian, le Lieutenant Colonel Rock Gnassingbé allègue qu’au cours de son mandat à la tête de la Fédération, il a amené certains biens meubles corporels au bureau de ladite FTF sis au Stade Omnisport de Lomé. Mais à sa grande surprise, ses successeurs ont changé la serrure de la porte d’accès à son bureau sans lui laisser le temps de prendre ses effets personnels. Raison pour laquelle, il a décidé de faire ouvrir les portes par les soins d’un serrurier. Plusieurs effets ont été ainsi emportés, notamment :
1 canapé bourré de deux (02) places ;
1 canapé bourré de trois (03) places ;
1 fauteuil bourré ;
1table centrale en vitre ;
1 caisse contenant deux (02) bouteilles de vin. (Lire en encadré le procès verbal de constat).
Cette démarche fait couler actuellement beaucoup d’encre et de salive. Au sein de l’opinion, on comprend difficilement que l’ancien locataire de la FTF décide de son propre chef, de faire ouvrir par les soins d’un serrurier, les portes d’un bureau qui n’est plus le sien depuis son éviction de la FTF.
Il est de coutume que l’occupant d’un bureau l’arrange et même le décore à son goût. Il peut y installer des biens meubles lui appartenant en propre, notamment des tapis, des tableaux, des statuettes et autres œuvres d’art, des appareils électroniques (Télé, magnétoscope, ordinateur), des combinés téléphoniques, des fauteuils, des photos de membres de sa famille, des vases de fleur etc. Ces biens qui demeurent privés bien qu’installés ailleurs qu’au domicile du propriétaire font partie intégrante et sans le moindre préjudice, de son patrimoine. A ce titre, il peut en disposer comme bon lui semble et les emporter le jour où il sera appelé à quitter les lieux pour une raison ou une autre.
Au regard de cette pratique conforme à la logique et qui n’a rien d’anormal, il est tout à fait légitime que le Lieutenant Colonel Rock Gnassingbé veuille prendre possession de ses biens corporels disposés dans son bureau à la FTF. On pourrait même lui être reconnaissant d’avoir, à un moment donné, personnellement meublé son bureau sans en faire porter les charges à la FTF. Mais autant de droit du Lieutenant Colonel Rock Gnassingbé de récupérer ses biens propres est légitimes, autant la procédure utilisée est viciée.
En effet, depuis le 09 janvier 2007, Rock Gnassingbé a perdu sa qualité de Président de la FTF. La décision souveraine du Congrès électif devait être suivie d’une passation de pouvoir à l’issue de laquelle, le désormais ancien Président de la FTF devrait quitter ses bureaux, de bien et de corps, pour céder la place à son successeur. En faisant l’état des lieux, le sortant devrait, s’il avait encore des biens personnels sur place, en informer son successeur afin que toutes les dispositions soient prises, lui permettant d’entrer en leur possession. Pourquoi cette démarche n’a-t-elle pas été suivie ?
On se souvient en effet qu’au lendemain du 09 janvier dernier, Rock Gnassingbé avait mis beaucoup de temps pour donner accès au siège de la FTF au nouveau bureau. La passation de service ne s’était pas déroulée en temps voulu et dans les règles de l’art. De nombreuses informations avaient fait état d’une simple remise de clés au nouveau siège de la FTF à Kégué. Si ces informations sont vraies, cela signifierait tout simplement que Rock aura contribué à créer la situation. Car rien n’interdit au nouvel occupant des lieux, de doter les portes de nouvelles serrures.
La question qui se pose reste de savoir si c’est après de vaines tentatives auprès de ses successeurs pour se voir ouvrir les portes de son ancien bureau que Rock Gnassingbé a procédé comme il l’a fait. L’exposition faite à l’Huissier ne le dit pas. Mais même si c’était le cas, rien ne l’autorisait à solliciter les services d’un serrurier pour, de son propre chef, fracturer les portes. L’ancien Président de la FTF s’en serait remis plus tôt à l’auxiliaire de justice qu’on lui aurait appris qu’il existe devant la justice une procédure aboutissant à l’ouverture de porte. Et l’opération se fait par le ministère d’un Huissier et non par les services d’un serrurier avec la bénédiction d’un simple citoyen, fut-il un galonné.
Au regard de ce qui précède, la démarche de Rock Gnassingbé s’apparente plus à une simple effraction qu’à autre chose, parce que ne reposant sur aucun fondement de droit. S’il a le droit de rentrer en possession de ses biens, rien ne l’autorise à défoncer la porte d’un bureau d’autrui pour le faire.
Le moins qu’on pusse dire, c’est qu’en agissant comme il l’a fait, l’ancien président de la FTF donne raison à ses détracteurs qui pensent qu’il se croit tout permis. Chaque citoyen doit pouvoir jouir de ses droits dans notre pays. Mais la jouissance répond à des obligations qu’il faut respecter. Lorsqu’on perd de vue cette réalité, on risque de poser des actes hors-la-loi. Ce serait alors la porte ouverte sur l’anarchie. Ce n’est certainement pas ce à quoi aspirent le Togo et les Togolais aujourd’hui.
Au moment où nous mettons sous presse, le président du Comité de gestion provisoire de la FTF, M. Bernard Walla étant absent, nous n’avons pu avoir aucune réaction de l’instance dirigeante du football togolais. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.
Le Changement
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LC le 05/09/2007 à 11:58:55Scandale à la Fédération Togolaise de Football : Rock Gnassingbé fait sauter les serrures et emporte «ses» meubles
Alors qu’on le croyait définitivement sorti des dédales de la Fédération Togolaise de Football, le Lieutenant Colonel Rock Gnassingbé refait parler de lui. En effet, sur ses instructions, les portes du bureau qu’il occupait dans l’enceinte du Stade Omnisport de Lomé ont été fracturées le vendredi 03 août dernier et des effets qu’il disait lui appartenir en propre, emportés.
Selon les termes du constat d’Huissier dressé à sa requête par Me Mawuko Possian, le Lieutenant Colonel Rock Gnassingbé allègue qu’au cours de son mandat à la tête de la Fédération, il a amené certains biens meubles corporels au bureau de ladite FTF sis au Stade Omnisport de Lomé. Mais à sa grande surprise, ses successeurs ont changé la serrure de la porte d’accès à son bureau sans lui laisser le temps de prendre ses effets personnels. Raison pour laquelle, il a décidé de faire ouvrir les portes par les soins d’un serrurier. Plusieurs effets ont été ainsi emportés, notamment :
1 canapé bourré de deux (02) places ;
1 canapé bourré de trois (03) places ;
1 fauteuil bourré ;
1table centrale en vitre ;
1 caisse contenant deux (02) bouteilles de vin. (Lire en encadré le procès verbal de constat).
Cette démarche fait couler actuellement beaucoup d’encre et de salive. Au sein de l’opinion, on comprend difficilement que l’ancien locataire de la FTF décide de son propre chef, de faire ouvrir par les soins d’un serrurier, les portes d’un bureau qui n’est plus le sien depuis son éviction de la FTF.
Il est de coutume que l’occupant d’un bureau l’arrange et même le décore à son goût. Il peut y installer des biens meubles lui appartenant en propre, notamment des tapis, des tableaux, des statuettes et autres œuvres d’art, des appareils électroniques (Télé, magnétoscope, ordinateur), des combinés téléphoniques, des fauteuils, des photos de membres de sa famille, des vases de fleur etc. Ces biens qui demeurent privés bien qu’installés ailleurs qu’au domicile du propriétaire font partie intégrante et sans le moindre préjudice, de son patrimoine. A ce titre, il peut en disposer comme bon lui semble et les emporter le jour où il sera appelé à quitter les lieux pour une raison ou une autre.
Au regard de cette pratique conforme à la logique et qui n’a rien d’anormal, il est tout à fait légitime que le Lieutenant Colonel Rock Gnassingbé veuille prendre possession de ses biens corporels disposés dans son bureau à la FTF. On pourrait même lui être reconnaissant d’avoir, à un moment donné, personnellement meublé son bureau sans en faire porter les charges à la FTF. Mais autant de droit du Lieutenant Colonel Rock Gnassingbé de récupérer ses biens propres est légitimes, autant la procédure utilisée est viciée.
En effet, depuis le 09 janvier 2007, Rock Gnassingbé a perdu sa qualité de Président de la FTF. La décision souveraine du Congrès électif devait être suivie d’une passation de pouvoir à l’issue de laquelle, le désormais ancien Président de la FTF devrait quitter ses bureaux, de bien et de corps, pour céder la place à son successeur. En faisant l’état des lieux, le sortant devrait, s’il avait encore des biens personnels sur place, en informer son successeur afin que toutes les dispositions soient prises, lui permettant d’entrer en leur possession. Pourquoi cette démarche n’a-t-elle pas été suivie ?
On se souvient en effet qu’au lendemain du 09 janvier dernier, Rock Gnassingbé avait mis beaucoup de temps pour donner accès au siège de la FTF au nouveau bureau. La passation de service ne s’était pas déroulée en temps voulu et dans les règles de l’art. De nombreuses informations avaient fait état d’une simple remise de clés au nouveau siège de la FTF à Kégué. Si ces informations sont vraies, cela signifierait tout simplement que Rock aura contribué à créer la situation. Car rien n’interdit au nouvel occupant des lieux, de doter les portes de nouvelles serrures.
La question qui se pose reste de savoir si c’est après de vaines tentatives auprès de ses successeurs pour se voir ouvrir les portes de son ancien bureau que Rock Gnassingbé a procédé comme il l’a fait. L’exposition faite à l’Huissier ne le dit pas. Mais même si c’était le cas, rien ne l’autorisait à solliciter les services d’un serrurier pour, de son propre chef, fracturer les portes. L’ancien Président de la FTF s’en serait remis plus tôt à l’auxiliaire de justice qu’on lui aurait appris qu’il existe devant la justice une procédure aboutissant à l’ouverture de porte. Et l’opération se fait par le ministère d’un Huissier et non par les services d’un serrurier avec la bénédiction d’un simple citoyen, fut-il un galonné.
Au regard de ce qui précède, la démarche de Rock Gnassingbé s’apparente plus à une simple effraction qu’à autre chose, parce que ne reposant sur aucun fondement de droit. S’il a le droit de rentrer en possession de ses biens, rien ne l’autorise à défoncer la porte d’un bureau d’autrui pour le faire.
Le moins qu’on pusse dire, c’est qu’en agissant comme il l’a fait, l’ancien président de la FTF donne raison à ses détracteurs qui pensent qu’il se croit tout permis. Chaque citoyen doit pouvoir jouir de ses droits dans notre pays. Mais la jouissance répond à des obligations qu’il faut respecter. Lorsqu’on perd de vue cette réalité, on risque de poser des actes hors-la-loi. Ce serait alors la porte ouverte sur l’anarchie. Ce n’est certainement pas ce à quoi aspirent le Togo et les Togolais aujourd’hui.
Au moment où nous mettons sous presse, le président du Comité de gestion provisoire de la FTF, M. Bernard Walla étant absent, nous n’avons pu avoir aucune réaction de l’instance dirigeante du football togolais. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.
Le Changement