LES MILITAIRES FRAPPENT A NOUVEAU

Chasser le naturel, il revient au galop ; c'est le moins qu'on puisse dire au regard de ce qui se passe actuellement au Togo. Un an jour pour jour, après la signature de l'APG, un fait grave vient rappeler à tous les togolais que ce fameux accord dont on vante tant les mérites, n'est que du bidon. Le mal togolais lié à l'impunité, demeure intact.

Les habitants du quartier Atiégou viennent de faire l'amère expérience, d'un système qui se nourrit régulièrement des actes de violences gratuites sur les paisibles populations.

Le lundi 20 août, les habitants d'Atiégou n'ont pas eu le sommeil tranquille et pour cause, des jeunes militaires nouvellement recrues et logés dans les locaux de Togo 2000, ont fait une descente punitive dans le quartier. Armés de gourdins, de bâtons et de ceintures, ils ont tapés sur tout ce qui bouge, entrant dans les maisons, dans les bars, défonçant les portes bref, toutes les méthodes de répressions sauvages ont été utilisées pour faire subir au paisibles populations de ce quartier l'enfer comparable à celui du 25 avril 2005. Les passants, les cyclistes et motocyclistes ont vu leur engins emporté.

Cette descente musclée consécutive à une altercation entre un conducteur de taxi moto et un soldat lié à une affaire de femme, vient rappeler à deux mois des élections législatives que le Togo est loin de fermer la page des violences exercées par les militaires sur les civils. Une situation de plus en plus inquiétante surtout que ces jeunes militaires seront appelés à assurer la sécurité des populations le jour du scrutin.

Le Haut Commissariat des Droits de l'Homme des Nations Unies, doit revoir sa stratégie en évitant les solutions de façade pour s'attaquer véritablement à la récurrente question de l'impunité dont jouit les tenants du pouvoir Togolais.

La LTDH qui s'est déplacée sur les lieux, a réclamé par la voix de son président Hamadou Yacoubou une enquête indépendante afin que les auteurs de ces violences soient traduits cette fois ci devant les tribunaux.

Nous rappelons que, les mêmes locaux de Togo 2000 étaient le quartier général des miliciens du RPT convoyés du Nord vers la capitale dans les voitures de la SOTOCO pour massacrer les populations. Selon des informations des sources dignes de foi, la plupart de ces individus sont enrôlés en récompense dans l'armée dans le cadre des recrutements de ces derniers temps. Il ne fait donc l'ombre d'aucun doute que bon nombre d'entre eux se retrouvent parmi ceux qui ont tabassés les paisibles populations d'Atiégou ce lundi 20 Août 2007.

Tous ceux qui semblent accorder un quelconque crédit au pouvoir actuel, peuvent désormais se faire une autre opinion.

 

Source:

http://icilome.com/nouvelles/news.asp?id=10&idnews=8623#post

 



Article ajouté le 2007-08-24 , consulté 415 fois

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