Des manœuvres pour masquer une tentative d’assassinat !
Dans la nuit du 16 au 17 juillet 2009, un de mes cousins, Mensah Edem, informaticien, a été abandonné pour mort dans un champ à Hountigomé, après avoir été torturé et subi des traitements inhumains. Selon les informations qu'il a livrées à la famille, une fois qu'il a pu récupérer de cet état effroyable, ces traitements lui ont été infligés par des hommes des forces de sécurité en civil (gendarmes ou policiers ou militaires ?) qui se sont présentés à son domicile, le 13 juillet 2009, comme étant des membres du SRI venus pour une perquisition. Ces agents qui n'ont pas voulu répondre à ses questions sur les motifs de cette perquisition, l'on bousculé et embarqué sans même une moindre fouille du domicile, pour une destination inconnue. Pendant trois jours, il sera battu à mort, aspergé d'eau froide, hissé au plafond à l'aide d'une corde, et même pitre, électrocuté. Ces tortionnaires l'ont bandé les yeux pour le plonger dans un noir total afin qu'ils ne les reconnaissent pas. Ce qu'il a subi pendant ces trois jours dépassent l'entendement humain. Les traitements inhumains lui ont été infligés avec une telle rage qu'il ne comprend pas. Et pendant que ses tortionnaires le déshumanisaient, ils lui ont posé des tas de questions sur ma personne, sur mon blog sur mes activités et sur un livre que je prépare et dont des extraits étaient tombé aux mains d'hommes de main des Gnassingbé en décembre dernier. Les tortionnaires ont accusé mon cousin de faire partie des ennemis du Togo qui cherchent à déstabiliser le régime en place. Mon cousin a subi d'autres atrocités dont je fais économie ici. Au niveau de la famille, nous avons décidé de porter plainte et nous irons jusqu'au bout.
Mais ce qui est étonnant dans cette affaire, c'est que quelques jours après ces douloureux événements, un journal togolais, Le Dauphin, proche de Faure Gnassingbé, a cru bien publier un article sur mon cousin découvert agonisant dans un champ. Mais selon la version du clan Gnassingbé. Dans sa version, le journal ajoute que mon cousin aurait été victime de ses mauvaises fréquentations. Ce qui n'est pas exact. Pour qui connaît mon cousin, il saurait que les affirmations du journal ne relèvent que de la manipulation de ceux qui ont voulu l'assassiner. Ce n'est plus un secret qu'au Togo lorsque le pouvoir vole, viole ou assassine quelqu'un, qu'il le masque en un règlement de compte entre gens malhonnêtes ou entre brigands. Combien de fois n'ont-ils pas masqué des crimes crapuleux en de vulgaires vols de motos, de voitures ou de querelles de chiffons ? On ne peut plus compter le nombre de fois que le Clan Gnassingbé a assassiné des Togolais et en masquant cela en des scénarii dignes des films hollywoodiens.
Quand Tavio Amorin a été assassiné le 23 juillet 1992, que n'a-t-on pas entendu comme explication de la part du pouvoir ? Le Clan Gnassingbé a tenté de nous faire avaler la version selon laquelle Tavio Amorin s'est fait tirer dessus par un policier jaloux qui fréquentait la même fille que lui.
Le clan Gnassingbé, habitué à nous faire avaler des couleuvres, croit peut-être que l'impunité lui sera garantie éternellement. C'est se tromper dans un monde en pleine évolution où la justice devient mondiale. Le cas Charles Taylor devrait leur servir de déclic.
Quant à ce qui concerne le journal qui a lié l'agression de notre cousin à des fréquentations douteuses, nous lui demandons de bien investiguer la prochaine fois avant d'affirmer certaines choses car en réalité, c'est plutôt le journal qui a des mauvaises fréquentations avec le clan Gnassingbé.
Mawuli Mensah, journaliste freelance

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